28 juil. 2006
WorldPride 2006 à Jerusalem
Jérusalem est l´un des berceaux des civilisations de l´Occident et du Moyent-Orient, mais sa brillante histoire a été assombrie par des conflits contemporains. Dans une ville – à vrai dire, un monde – où les tensions ethniques et religieuses sont devenues banales, il est facile pour les gens d´oublier leur sens humanitaire naturel, et de négliger les droits de l´homme élémentaires de dignité et de liberté. Les préjugés contre les gais, lesbiennes, bisexuels et transgendéristes dans le Moyent-Orient sont symptomatiques d´une plus large intolérance culturelle et politique.
La WorldPride 2006 de Jérusalem rassemblera Israéliens, Palestiniens et ainsi que des gens du monde entier. Ils apporteront un message nécessaire au Moyent-Orient et
au-delà : les droits de l´homme dépassent les frontières culturelles et ethniques ; nos différences peuvent être respectées paisiblement, et l´amour ne connaît aucune frontières. Il n´y a pas de meilleur endroit dans le monde que Jérusalem pour faire cette déclaration, et peut-être pas une ville qui a autant besoin de l´entendre.
La lutte pour l´acceptation et la fierté est particulièrement pertinente à Jérusalem, une ville qui est le foyer des trois grandes religions du monde. Les plus grandes traditions de l´islam, du christianisme et du judaisme affirment la dignité de tous les êtres humains et notre création dans la représentation divine. Pourtant ces mêmes fois ont souvent été les sources d´hostilité et d´intolérance envers les LGBT.
WorldPride 2006 attirera à Jérusalem des milliers de personnes qui confronteront des opinions préconcues avec la réalité, des préjugés avec une occasion de comprendre, d´une telle façon qui capturera l´attention du monde. Ensemble, nous proclamerons que nous aussi nous faisons partie intégrante de cette ville ancienne et religieuse et de cette région.
En juin 2002, dans un reportage sur la première Amour sans Frontières – Fierté de Jérusalem, le Washington Post a écrit : "Dans une ville où les divisions sont nombreuses – juifs et arabes, religieux et laiques – le thème de la marche : Amour sans frontières a une résonance particulière". Dans un monde où les divisions sont encore plus nombreuses, la WorldPride 2006 de Jérusalem diffusera cette résonance spécial autour du monde.
Trouvé sur www.worldpride.net
Il semblerait que la Worldpride soit reportée, mais cela semble normal vu les "événements" que subit de Liban actuellement. Malheureusement, les guerres continuent d'éclater, des innocents continuent d'etre assassinés, en dépit des mobilisations et manifestations pour la paix...
Mais quand les Hommes privilégieront-ils l'amour et la paix aux crimes contre l'humanité?

Gay Musulman et mariage...
Par Etoile.
j'ai navigué sur Internet et voila ce que j'ai trouvé dans un forum : un gay musulman qui veut comprendre la situation de l'islam envers ça et la réponse qu'il a eue:
"Question : Gay Muslim in straight marriage
Assalamu'alaikum, Brothers n Sisters
Thanx for all the thoughtful replies to my original message about being homosexual. What I would now like to know is this- if Allah, as part of the test, chooses to make me stay homosexual for a very long time (possibly until old age), how can I marry? Although I have refrained from homo acts for so long, I might still, as part of the Test Allah has given me, have sexual desires for men. In that case, what about marriage? In Islam, aren't we supposed to get married? And if I am gay, how can I get married without lying to my wife, or at least letting her know that the man who she sleeps with does not actually desire her? Perhaps as well as refraining from homosexual acts, I should refrain from marriage too, since I cannot think of any woman who would want to marry a homosoxual man.
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Réponse:
Bismihi Ta'ala,
Assalaamu 'alaikum,
In Al-Islam marriage is not required (wajib) but is rather highly recommended (mustahhab). It is the Sunnah of the Prophet (may Allah bless him and grant him peace), and there is much reward in it beyond simply restraining from sexual desires.
Nevertheless, there are many Muslims who never get married; history even records some of the greatest scholars never married. Imam Nawawi, the famous hadith scholar of Ahlus-sunnah, for example, never married. So, if remaining unmarried is the best course for you (even if just for the time being), then it is not sinful to do so.
It is possible, however, that you could get married and have some of the benefits of marriage, even if sexual fulfillment is not one of them. I would not recommend you marry a woman who has sexual desires for men, if you are not attracted to her. However, the are women out there who are like you (having homosexual desires) or who do not have desires for men because of biological/genetic anomalies. You could marry someone like this and the two of you could enjoy halal companionship, while also helping each other refrain from haram activity.
Allah knows best what is the proper course of action for you. The ultimate goal is to please Him, and also not cause harm to yourself or others.
With prayers for your success!
wasalaam,
Adib"
L'homosexualité dans le monde arabe
La communauté homosexuelle dans les pays du monde arabe est une des minorités les plus opprimées. Les relations homosexuelles sont simplement interdites dans les pays qui appliquent la loi islamique. Ces pays ont développé un arsenal législatif à l’encontre des homosexuels, dont voici la démonstration.
Certains Etats islamistes renforcent cette interdiction par la peine de mort : Iran, Mauritania, Arabie saoudite, Soudan, Yémen . Selon les interprétations de la Charia, les punitions envisagées pour les individus qui se rendent coupables de telles pratiques varient précisément selon les cas : pour un homme adulte : la mort, pour un mineur : 74 coups de fouet et pour une femme : 100 coups de fouet (au bout de trois récidives, la mort).
En Malaisie, la peine maximale est 20 ans d’emprisonnement
Dans les Emirats Arabe Unis, la peine est de 14 ans d’emprisonnement
Au Bahraïn, une peine peut aller jusqu’à 10 ans au, assortie ou non de châtiments corporels.
Le Bangladesh et la Libye : 5 à 7 ans
Au Liban, les cours pénales continuent de juger des homosexuels en vertu de l’article 534 du code pénal de 1943 qui condamne "tout contact physique et union contre nature" à des peines jusqu’à un an d’emprisonnement.
En Irak, la législation est encore plus stricte, des peines de prisons peuvent être prononcées.
Le Pakistan punit de deux ans d’emprisonnement plus des coups de fouet.
Au final, la « communauté homosexuelle » occidentale recherche le droit de vivre fièrement, normalement et porter les derniers vêtements à la mode tandis que chez nous en Algérie et en Orient des personnes demandent juste le droit de vivre leur vie en paix, et parfois de vivre tout simplement...
Trouvé sur www.monchoix.net
Nina Bouraoui
Nina Bouraoui est une écrivaine née à Rennes en 1967, d'un père algérien et d'une mère bretonne. Les quatorze premières années de sa vie, elle les passe en Algérie, près des déserts du Hoggar et Tassili, entre deux cultures, celles des Algériens et celle des Français d'Algérie.
Dans ses romans, elle écrit sur l'amour saphique (amour lesbien) et sur son homosexualité, et sur son enfance algérienne dont elle conserve la nostalgie. Le déracinement et son homosexualité sont des thèmes majeurs de son travail.
Oeuvres:
- La Voyeuse interdite (1991, Prix du Livre Inter 1991)
- Poing mort (1992)
- Le Bal des murènes (1996)
- L'Âge blessé (1998)
- Le Jour du séisme (1999)
- Garçon manqué (2000)
- La Vie heureuse (2002)
- Poupée Bella (2004)
- Mes mauvaises Pensées (2005, Prix Renaudot)
Pour plus d'infos, articles et extraits de ses oeuvres: http://dzlit.free.fr/bouraoui.html
Témoignage anonyme
Un témoignage anonyme d'un gay qui vit en Algérie.
Je vis dans une société qui refuse de parler ou d'accepter cette différence de désir et de plaisir et qui nie la tendance sexuelle de chacun.
La société algérienne change a une grande vitesse et la mentalité aussi mais il y a toujours cette barrière pour dire qui m'empêche de dire ce que je suis.
La vie gay et facile pour certain et difficile pour d'autres comme moi.
Il y a des gays qui sont déclaré leur homosexualité et qui l'assument en tout liberté. Il a même des travestis.
Mais les autres, comme moi et mes amis, refusent d'être vus ou d'être reconnus comme homosexuels.
Les gays qui refusent d'être étiquetés sont nombreux. Pourquoi cette peur me direz-vous ?
Tout simplement par crainte que la famille ou que les amis hétéros le sachent. Alors, tout le monde s'amuse, fait quelques rencontres et couche en cachette. Et en ce qui me concerne je vis mal mon homosexualité car je mène une double vie c'est à dire que je partage mon intimité avec des amis gays.
Je me libère et je me sens bien avec eux. On s'éclate ensemble dans le milieu gay.
Si l'homophobie existe partout dans le monde, chez nous ce n'est pas un sujet de discussion, on essaye toujours d'éviter de parler d'homosexualité.
J'essaye de ne pas tomber dans le piège du genre : "Si tu prends la defense d'un gay, c'est que tu es gay". C'est bête mais c'est comme ça.
Il y a aussi des fanatiques qui refusent catégoriquement de parler ou d'essayer d'expliquer.
En ce qui me concerne j'ai eu le courage de le dire a un ami à moi qui est très cher à mon coeur et qui est hétéro. Je lui ai dit que j'étais gay car je n'ai pas réussi à lui cacher la vérité. Il m'a accepté tel que je suis en me répondant simplement que rien ne changera dans notre amitié. Il m'a dit que je pouvais mener ma vie comme je le voulais.
Dans mon pays il n'y a pas de boites de nuit gay ou d'associations gays. Les traditions et la religion font face à cela.
Ce que je peux vous dire c'est qu'il y a des endroits ou les gays se rencontrent.
Mais, ce qu'il y a de bizarre c'est que les gays sont présents dans les boites hétéros et qu'ils font des trucs que moi je n'oserais jamais faire !
Les gens ici ne comprennent pas qu'en Algérie ou ailleurs, être gay ce n'est pas un choix mais c'est le destin !
Un autre témoignage
Voici une lettre d'un gay algérien envoyé a un ami français...
Bonjour cher amis français. Moi Fayçal, jeune algérien, je vis dans une très petite ville en Algérie. Je suis l’aîné d'une famille de 13 enfants et mon petit frère est handicapé à 100 %. J’ai toujours mal au fond de moi en voyant notre société bien cruelle et sans pardon.
Ici il ne faut pas montrer ses faiblesses, sinon on le paye cher... Si tu es un homme dur et que tu peux faire du mal aux autres, alors tu seras toujours le bienvenu le soir à la table, sinon tu es un faible et tu dors dans la rue sans une tranche de pain. Je travaille depuis plusieurs années dans une société de carburants, j'ai tout fait pour donner le meilleur dans mon travail et dans ma vie.
Au travail, ils m'ont dégradé se doutant de mon homosexualité et Dieu sait ce que je vis. Ils disent que l’on ne peut pas avoir ce genre de gens au siège, alors ils m’ont envoyé dans un centre de remplissage de produits. A mon arrivé tout le monde était déjà informé de mon cas, Ils ont commencé à faire des rapports négatifs sur moi. Ils font tout pour me faire payer des choses que je n’ai pas commises.
Je suis montré du doigt, à tout moment je risque pour ma vie. Je suis lassé par tout ce qui se passe ici en Algérie. Mais amis aussi m’ont laissé tomber pour les mêmes raisons.
Après la mort de mon père j’ai travaillé pour que mes frères puissent grandir et manger. Maintenant ils ont grandi et me demandent tout le temps “quand vas-tu te marier ?” Vous ne pouvez pas imaginer ce qu’un gay peut subir en Algérie. Alors je voulais en quelques lignes vous en parler.
Je cherche à quitter mon pays pour vivre en paix sans faire du mal aux autres et même à ceux qui détestent le fait que je sois gay, mais comment faire ?
Nadir d'Algérie (témoignage)
Voici un témoignage trouvé sur le net d'un jeune constantinois.
"Je me présente, je m’appelle Nadir, je vis en Algérie exactement à Constantine, j’ai tout juste 23ans, donc gay, j’aimerai bien partager ma vie, mes idées et mon expérience avec les internautes, pourquoi pas arriver à aider certains.
Au milieu de mon adolescence vers l’age de 15 ans je commençais à avoir certains fantasmes sexuelles avec des mecs, je me souviens même du tout premier fantasmes, c’était avec mon professeur de mathématiques, mais au début, ces fantasmes là n’étaient que sur certaines parties du corps masculin, à savoir, le torse et les mains, oui ça paraît bizarre mais c’était comme ça, tout allait alors vite, très vite même, chaque jour qui passait, apportait ses fantasmes et ses désirs qui ne cessaient de s’accroître et de se généraliser sur tout le corps masculin, pour arriver finalement au visage, c’était là que j’arrivais à discerner et à admirer la beauté d’un homme, le vrai, le viril, c’était vers l’age de 17 ans alors j’ai réalisé, même si c’était tardif, que j’était gay, franchement j’y croyais pas, j’ai admis sans vraiment l’admettre, moi qui 3ans auparavant avais regardé sur une chaîne française, une émission traitant l’homosexualité et m’étais dit « c’est quoi cette folie là, mais c’est inconcevable », mais je tiens à dire qu’à cette époque, donc avant mes 15ans, c’était ambigu et mélangé dans ma tête pour ce qui est de la sexualité, je veux dire avec les filles, je ne me sentais pas bien à l’aise, enfin j’ai oublié un peu ce qui se passait dans ma tête, c’est pas ça l’important.
Je vais à présent m’étaler sur mon après 17ans, l’ère homosexuelle, mais de cette ère homosexuelle y’avait que le nom, puisque en ne m’assumant guère, je me refusais catégoriquement tout coming-out ou passage à l’acte ou presque, puisque, de l’age de 17 à 20ans je n’ai eu qu’une petite relation d’une journée avec un jeune voisin, j’avais vécu l’enfer, la solitude, le trou noir, personne à qui avouer ma vraie identité, mille et un fantasmes se succédaient, la peur de passer à l’acte et l’absence de tout mouvement associatif de soutien puisque je vis dans un pays arabe et musulman, le pire est que ça coïncidait avec les évènements douloureux qu’avait connus l’Algérie, mais je tiens à préciser une chose que bon nombre d’occidentaux ignorent, c’est que faut pas croire que chez nous le taux des homosexuels(elles) est moindre, il est relativement égal à celui du monde entier, mais en plus puisque à cause de la religion et des traditions et coutumes arabo-musulmanes, les rapports hétérosexuels se font rares, une femme se doit de préserver sa virginité pour son époux sinon elle restera vielle fille, les hommes (les hétéros) se tournent le plus souvent vers les petits gays pour assouvir leur besoins sexuels et c’est devenu tellement fréquent, que j’estime qu’il y’a plus de rapports homosexuels chez les musulmans que chez les occidentaux, même que dans la tête de la plupart des gays ici, un rapport homosexuel n’est concevable qu’avec un homme hétérosexuel, alors ça vire le plus souvent vers la prostitution, mais tout ça, se fait en cachette avec le plus souvent une discrétion parfaite. Voilà pour la petite explication, seulement moi je ne voulais pas être ce genre de gays, je cherchais surtout des mecs plus au moins comme moi, qui soient gays, de mon age, que je qualifierai de normaux, mais ce que je cherchais était rare à trouver, et pour s’entourer de gays, ce que je voulais, il fallait fréquenter les fofolles, chose qui ne m’intéressait pas. Alors j’avais choisi de continuer à vivre dans mon placard !
En même temps commençait la révolution du net, alors ça m’avait un peu permis de côtoyer virtuellement des gays qui étaient en leur totalité des occidentaux puisque le net en Algérie n’avait pas encore connu sa gloire, vous ne savez pas comment je me sentait bien face à l’écran dialoguant avec des gens qui sont comme moi, pensent comme moi, mais il y avait toujours ce besoin de l’autre à coté de soi qui me manquait, et ça n’avait pas tarder à venir puisque rapidement le net s’était fait une place en Algérie, et désormais on pouvait trouver de plus en plus de gays de mon pays se connecter, ce qui m’avait permis de rencontrer des gays comme je les cherchais, alors je me voyais mois après mois, en train de changer, plus épanoui, plus heureux, plus soulagé, plus sûr de moi, moins peureux, j’arrivais à dédramatiser la chose puisque je connaissait des gens comme moi, je me suis retrouvé même à faire mon coming-out à plusieurs de mes amis(ies) hétéros, c’est là aussi qu’une autre quête était mon obsession, celle de trouver l’ame-frêre et l’amour, et effectivement je suis tombé amoureux de deux garçons, dont un avec lequel ça a duré presque 2ans, et vraiment l’amour a fait de moi l’être complet et comblé, j’ai désormais, les sentiment, les tracas et les soucis d’un garçon hétéro, qui l’eut cru ! Comme quoi il ne faut jamais perdre espoir, on ne sait jamais comment, ni quand pourra-t-on trouver cette paix intérieure, il suffit juste de la chercher à chaque moment, à chaque personne de son entourage. Et moi qui pleurais comme un enfant en écoutant les phrases suivantes de ma chanteuse préférée Mylène Farmer : « mais quel espoir, pourrais-je avoir, quand tout est noir ! » en pensant à ma solitude d’autre fois, en pleure toujours sur les mêmes phrase mais des larmes dues aux chagrins d’amour. Bisous à tous J’attends vos questions ou réactions. Nadir d’algérie."
Sexualité et société
Les amours homosexuelles
On ignore tout des pratiques sexuelles des homosexuels. D'ailleurs, ce sujet est si bien entouré de mystère et de connotations répressives que la plupart des gens n'imaginent pas deux homosexuels partageant une relation stable et satisfaisante au plan sexuel.
L'attitude à l'égard de l'homosexualité et la perception que les homosexuels ont d'eux-mêmes dépendent beaucoup des conditions sociales et historiques de l'époque. En fait, le développement de leur sexualité varie selon le niveau de tolérance ou de répression qu'ils rencontrent dans leur société.
Ainsi, bien que l'impulsion sexuelle initiale soit généralement la même dans tous les cas, il y aura des différences marquées selon la vision qu'une personne a d'elle-même, selon les réactions d'autrui envers elle et selon le milieu social où elle évolue.
Les changements dans les attitudes sociales...du moins chez les "occidentaux"
Comme les attitudes sociales changent continuellement, l'homosexualité est moins perçue aujourd'hui comme une perversion. Par contre, même dans les sociétés dites tolérantes, les homosexuels éprouvent encore des problèmes à s'afficher ouvertement et à être admis chez les hétérosexuels ou dans les milieux qui ne sont pas homosexuels.
Dans les pays où les relations sexuelles entre hommes sont légales, l'éducation sexuelle, s'il y en a, reste tout entière axée sur les besoins et les pratiques hétérosexuels. Ainsi, la plupart des homosexuels s'engagent dans une vie sexuelle active sans aucune connaissance spécifique, sans apprentissage au plaisir sexuel et, bien souvent, sans savoir comment éviter les maladies sexuellement transmissibles ou comment se comporter lorsqu'ils en contractent une.
Un préjugé populaire veut que les homosexuels se livrent à des expériences sexuelles dangereuses et perverses, alors que leurs relations sont en fait assez semblables à celles que vivent les hétérosexuels.
Certaines pratiques amoureuses homosexuelles peuvent sembler choquantes pour les hétérosexuels et même pour des homosexuels néophytes. Or, en dépit des préjugés, une relation homosexuelle peut fort bien se dérouler dans une atmosphère de tendresse, de chaleur et d'engagement réciproque.
Suis-je lesbienne?
Etre lesbienne signifie que tu éprouves une attirance et de l’affection envers les autres filles. Jusque là rien de surprenant !
Nous ne sommes pas uniques au monde! Beaucoup de femmes célèbres dans l'Histoire étaient lesbiennes, et de nos jours il yen a autant dans le monde: professeurs, médecines, avocates, policières, minsistres, actrices, artistes, chanteuses, mannequins, blanches, noires, asiatiques, latines, chrétiennes, juives, musulmanes, bouddhistes, riches, pauvres etc!
Souvent les lesbiennes (en particulier chez nous, autant que les gays d'ailleurs) sont mariées, histoire de faire comme si de rien n'était pour la famille. Elle veulent paraitre "normales". Mais c'est tout a fait compréhensible vu l'omniprésence des traditions et de la religion, et en particulier des idées reçue qui resteront indélébiles pour longtemps encore!
Comment déterminer si je suis lesbienne?
A la période ou débute la vie sexuelle (c’est-à-dire à l’adolescence) tu peux être aménée à faire des découvertes. Ainsi, tu peux avoir des attirances à la fois vers des personnes du même sexe et vers d’autres du sexe opposé. Cette période de découverte ne détermine pas ton orientation sexuelle, c’est assez troublant mais elle t’aide à découvrir tes sentiments ou tes attirances sexuelles. Le fait d’avoir une relation homosexuelle ne veut pas dire que c’est ton orientation. Le temps te permettra de mieux comprendre et connaître ta vraie orientation sexuelle.
Ce qui rend l’acceptation de soi difficile sont les idées préconçues sur l’homosexualité, surtout la religion et la société dans laquelle on vit ici en Algérie. Le plus important est de vivre POUR SOI et non pas pour les autres.
Suis-je normale?
Biensur que oui. C'est naturel d'avoir une attirance au moins une fois dans sa vie pour quelqu'un du meme sexe. Mais cela n'est hélas pas encouragé par notre société. Et la grande majorité des gens dans ce cas préfère REFOULER et inhiber leurs sentiments à cause de préjugés aussi absurdes qu'infondés. Il est important d'être soi-meme, qu'on soit hétéro, lesbienne ou bi. L'important est d'apprendre à se découvrire pour se connaitre, sans se laisser influencer par autrui...
Sehakia.org
Voici un texte trouvé sur www.sehakia.org (site non disponible actuellement malheureusement).
Stratégies d'actions et de luttes entre lesbiennes en terres natales et lesbiennes en terres d'exil, de migrations.
Lu sur Sehakia : "A la lumière de ce nouveau millénaire, alors que les pays occidentaux débattent sur l'homoparentalité et sur le mariage des homosexuelLEs, des gays égyptiens sont emprisonnés et des Saoudiens sont tués à coup de sabre, des femmes, des hommes préfèrent le suicide à une vie de mensonges, une vie de peurs et de hontes …. C'est sur cette situation des lesbiennes et gays arabes et nord africains que portera mon intervention aujourd'hui, à la fois en termes de contextes mais aussi de stratégies d'actions et de luttes à mettre en place ici et là-bas. Mon intervention se distribuera en 3 temps qui correspondent aux trois entrées suivantes :
1) Un rappel contextuel sur la situation des lesbiennes et gays en pays arabes et nord-africains avec un accent bien sûr sur les lesbiennes;
2) La présentation du collectif, les N'DéeSses, dont je suis la co-fondatrice et du website, sehakia, que nous avons lancé en mars 2002 et qui est dédié particulièrement aux lesbiennes nord-africaines et arabes;
3) Enfin je terminerai par le point qui nous intéresse toutes et tous ds ce séminaire, à savoir les stratégies d'actions et de luttes à penser et mettre en place pour soutenir les lesbiennes ( et plus largement les gays ) là-bas et ici.
Premier point : la situation des lesbiennes en terres natales
Je commencerai par quelques éléments pour informations et pour rappel de la situation des lesbiennes dans les pays arabo-musulmans.
L'homosexualité est frappée d'illégalité dans 25 pays musulmans (sur 53) et passible de la peine de mort dans 6 d'entre eux, ailleurs de lourdes peines. Dans les pays qui n'ont pas de lois spécifique contre l'homosexualité, les lesbiennes et gays font l'objet de violence et de harcèlement ! Pour ces raisons, des lesbiennes Nord-Africaines et arabes vivent cachées, exclues, se sentant bannies de la société !! En effet nous visibiliser ( même sans démonstration ) peut nous coûter la vie ou la prison dans nos pays. Il faut noter que les pays arabo-musulmans sont ceux qui sont maintenues par une religion, la religion musulmane, qui n'a pas renouvelé sa pensée religieuse pour l'adapter au 21 ème siècle, ce qui selon moi explique en partie cette non-reconnaissance de l'homosexualité. Elle ne peut la reconnaître comme un choix de sexualité car le Coran interdirait l'homosexualité : d'après les oulamas musulmans, l'homosexualité est symbolisée par l'histoire de la tribu de " Lott ", qui a été punie à cause de l'homosexualité. J'ajoute, qui pèse, les traditions, et l'inexistence des libertés individuelles, l'ignorance, le fanatisme !
Nous, lesbiennes, comme femmes, nous expérimentons les discriminations que les femmes dans nos sociétés subissent, sociétés qui pour beaucoup d'entre elles ne reconnaissent pas les droits des femmes et qui les considèrent comme des mineures toute leur vie ! Les "meilleurs" exemples ne manquent pas, le code de la famille en Algérie, les pays du Golf qui n'acceptent pas qu'une femme siège dans les parlements élus !! et celui qui interdit la conduite des voitures aux femmes ..etc !
Donc être femme et lesbienne c'est lutter au moins sur deux fronts : d'un côté pour nos droits de femme et de l'autre pour nos droits de lesbienne ! Or je ne vous cache pas que le combat est dur et long pour le premier tandis que pour le deuxième cela relèverait presque de l'imaginaire !!!
Deuxième point : les N'DéeSses et le website, sekakia, notre recherche de VISIBILITE
C'est précisément pour échapper à cette mise sous silence dans laquelle ces sociétés veulent nous enfermer que nous avons créé ce nouveau collectif, les N'DéeSses, qui rassemble des lesbiennes nord-africaines et arabes vivant en terres natales comme en terres d'exil. Nous, les N'DéeSses, par notre volonté et notre détermination, voulons faire entendre par le biais de notre site www .sehakia.org, ces voix que les sociétés nord-africaines et arabes veulent étouffer
Avant d'en venir aux principaux objectifs, de ce collectif et de notre site, je tiens à revenir sur le nom que nous avons choisi pour notre site, à savoir sehakia. SEHAKIA est le terme arabe pour LESBIENNE. Choisir ce nom répond à notre objectif de donner voix aux lesbiennes arabes et maghrébines que nous voulons un espace de réflexion, d'information et d'échange. Il est le pont vers toutes les lesbiennes maghrébines et arabes là où elles se trouvent dans le monde car nos préoccupations et nos rêves sont proches, car il est temps pour les lesbiennes nord-africaines, arabes, de se révolter. L'un de nos objectifs majeurs est de faire connaître l'existence des lesbiennes nord-africaines et arabes, et d'EXISTER comme lesbiennes nord-africaines et arabes partout, en terres natales comme en terres d'exil. Nos combats visent à lutter contre le sexisme, l'hétéropatriarcat, la lesbophobie, l'homophobie des sociétés nord-africaines et arabes. Nous aspirons clairement à des changements, des transformations en terres natales. Par ce site, nous escomptons offrir à toutes, et surtout à celles qui vivent en terres natales un espace pour créer des liens entre lesbiennes nord-africaines et arabes en terres natales et en terres d'exil, pour rompre l'isolement et inviter aux échanges susceptibles de soutenir des actions. C'est pourquoi ce site sera autant que faire se peut multilingue, arabe, français, berbère et anglais.
Nous avons conçu ce site comme comme un outil d'information qui couvre un large éventail, avec un accent mis sur la dimension juridique et pratique pour servir d'interface pour les lesbiennes et femmes en situation critique - et c'est cet aspect qui fera l'objet de mon dernier point.
Au travers de ce site, nous nous sommes engagées pour produire nos propres analyses, faire connaître les lesbiennes nord-africaines où qu' elles vivent, que ce soit en pays d'origine ou en terre d'exil, théoriciennes, chercheuses, artistes, peintres, écrivaines, poétesses, musiciennes, réalisatrices, diffuser leurs analyses et leurs travaux sur notre site !
Troisième point : des plans d'actions et de luttes
J'en viens maintenant au dernier point de mon intervention, qui est celui qui nous intéresse toutes et tous ici : celui des stratégies et des luttes à penser. Nous envisageons ce plan d'actions à deux niveaux au moins, au niveau de nos pays et au niveau international.
Un premier niveau sera celui des interventions au niveau de nos pays eux-mêmes.
Il s'agit d'inspirer, d'initier des mobilisations internationales et nationales sur la situation des lesbiennes et gays dans nos pays. En appeler non seulement aux communautés internationales lesbiennes et gays, mais aussi plus largement tous les groupes qui se posent comme défenseurs des droits humains, où et qui qu'ils soient, à un niveau local comme international. Nous pensons que c'est à la faveur d'une visibilisation, d'une médiatisation de cette situation que nous parviendrons à mobiliser à un niveau local y compris - qui est notre perspective - car l'idée est de transformer les situations à l'intérieur de nos pays - l'issue selon nous n'est assurément pas dans l'exil forcé !!!
Pour nous lesbiennes, il s'agit de mobiliser les groupes de femmes et d'essayer d'articuler nos luttes à celles des féministes, pour les droits des femmes. C'est l'une des directions dans lesquelles en tant que collectif nous entendons désormais intervenir. Voilà pour notre plan d'action au niveau des terres natales.
Passons à un autre niveau d'intervention pour lequel nous sommes au défi.
Pour les raisons énoncées dans le premier temps de ma présentation, et parce que nos actions n'auront pas d'effets immédiats, nous devons pensons aux alternatives très limitées qui restent aux lesbiennes : vivre cachées dans nos pays ou s'exiler et vivre en clandestinité dans des pays où nous pouvons plus librement vivre notre lesbianisme. Or là est l'un des gros problèmes sur lesquels nous devons effectivement les uns et les autres rassembler nos forces et penser ensemble aux stratégies d'actions à mettre en place pour faire face à ces challenges.
Combien de mes compatriotes lesbiennes qui vivent en Algérie lancent à travers Internet des appels d'aide aux associations ! et à travers la radio et les journaux algériens des appels de détresse parce qu'elles n'arrivent plus à vivre comme des marginales ! Notre collectif et notre site n'ont pas une longue existence mais nous avons déjà reçu nombre de requêtes et d'appels à l'aides de lesbiennes nord-africaines.
Le problème majeur que les lesbiennes candidates à l'exil affrontent est que les pays supposés les accueillir reconnaissent rarement notre statut particulier, les menaces et dangers, de mort y compris, qui pèsent sur nous. Cette non reconnaissance se traduit par le non octroi du droit d'asile comme étant lesbienne ou gay, alors que le droit d'asile est donné à des terroristes pour mieux préparer leurs attentats. Voilà le paradoxe des ces pays occidentaux !!??! Combien de mes compatriotes lesbiennes qui vivent ici en France et jusqu'à ce jour n'ont pas de papier de séjour : elles vivent dans la peur d'être rapatriées un jour !!???
Je souhaiterais m'arrêter sur ce point de préoccupation pour nous, à savoir cette situation paradoxale que vivent ces exilées comme lesbiennes et femmes. Ces femmes fuient leur pays pour échapper à la criminalisation dont les pratiques homosexuelles y font encore l'objet, pour escompter vivre leur lesbianisme, échapper à d'éventuelles sentences et menaces de mort. Après être " interdites " dans leur pays comme lesbiennes, elles se retrouvent " interdites " dans les pays qu'elles ont réussi à gagner parce que clandestines. Je terminerai par un exemple qui questionne de manière extrême cette situation de fragilisation et de déshumanisation produite par les politiques d'accueil - expression oxymorique - , leur application parfois arbitraire, et les multioppressions dont ces réfugiées font l'objet comme femmes et lesbiennes issues des continents non occidentaux.
C'est l'histoire de Myriem, lesbienne Algérienne qui au bout de deux ans de demande de visas pour sortir du pays et face à l'échéance d'un mariage arrangé a préféré mettre un terme à ses jours.
Cet exemple, et l'ensemble des situations auxquelles je pourrais référer et pour lesquelles nous sommes appelées à agir, témoignent de l'urgence d'actions, de luttes pour engager à des transformations dans les politiques d'accueil des réfugiéEs, la vigilance devant être renforcée lorsqu'il s'agit de lesbiennes, pour combattre le racisme, le sexisme, la lesbophobie, l'exploitation économique, physique, sexuelle … oppressions conjuguées subies par les femmes et lesbiennes issues des continents non européens, issues des migrations forcées, dont l'histoire présente ou passée est liée au colonialisme.
Ce qui nous paraît IMPERATIF, c'est de mettre en place un vrai RESEAU pour coordonner, articuler nos actions et nos solidarités. De fait, dans le cadre qui est le nôtre, à savoir une forme de clandestinité dans nos pays, c'est le fonctionnement en réseau que nous privilégions, avec l'utilisation en particulier des ressources que nous offre Internet, à la fois pour faire circuler l'information, mais aussi pour avoir accès nous-mêmes à l'information pertinente pour nos luttes et actions, et bien-sûr pour notre propre survie, tant il est dur de vivre dans ce contexte !!!
Notre réseau s'appuie d'abord sur les groupes de lesbiennes arabes existants, qui jusqu'à présent était surtout américain ;
Il entend également développer des liens avec les groups de gays nord-africains et arabes qui partagent les mêmes lignes d'actions que nous.
Et enfin, c'est avec les réseaux féministes ou groupes de femmes que nous avons déjà initié des actions communes - en particulier avec le Rafjire en France. Il nous reste à essayer de développer des liens avec des groupes de lesbiennes français, européens …
Pour FINIR ….
Le tableau que j'ai dressé peut apparaître assez sombre. Les voies à frayer sont quasiment inexplorées à ce jour. Pour autant et d'ores et déjà, après si peu de mois d'existence, nous pouvons dire que nous avons non seulement été encouragées à poursuivre notre travail, mais aussi que nous avons eu de larges satisfactions - au-delà de nos espérances - sur le plan de la collecte de productions artistiques en particulier.
Nous avons également reçu des signes très positifs de nos partenaires possibles dans les actions et les luttes - dont cette invitation à ce séminaire est l'une des concrétisations - et pour cela je remercie à la fois Sabrine et Bernard, plus largement Amnesty International France et le comité d'organisation des Universités d'été, pour cette invitation et leur accueil. Nous entendons poursuivre le dialogue et les collaborations.
C'est pourquoi je terminerai par cette note très positive car je garde l'espoir que les débats les plus larges possibles s'ouvrent dans la pluralité des mouvances lesbiennes, et qu'elle dressent un réseau de solidarité avec les lesbiennes nord-africaines et arabes.
par JULIA pour les N'DéeSses*
